Déprime et dépression

Un enfant sous des cousins angoissé et avec le l’anxiété

Il ne faut pas confondre un état de déprime passager, consécutif à une épreuve (échec amoureux par exemple) avec une véritable dépression. La limite est souvent difficile à établir et la personne qui en souffre a souvent des difficultés à le reconnaitre.

  • La déprime est passagère et arrive après une épreuve (chômage, rupture, deuil…). Quand les états de déprime durent ou reviennent, lorsqu’ils s’installent et se répètent, on parle de dépression.
  • La dépression est une maladie et se constate médicalement. C’est une grande souffrance, un état de détresse intense.

Les signes de la dépression sont nombreux :

  • Envie de pleurer « sans raison »,
  • Fatigue, somatisations diverses, troubles alimentaires,
  • Manque de vigueur, d’envie, perte d’intérêt pour les choses qu’on aimait,
  • Procrastination, inhibition de l’action,
  • Désocialisation, repli sur soi,
  • Idées suicidaires, pessimisme, dévalorisation.

On observe des changements dans les comportements des dépressifs et souvent on y porte peu d’intérêt et on ne les relie pas à la dépression. Ces signes sont plus difficiles à détecter car on associe souvent la dépression à la tristesse et aux larmes.
Il faut être attentif à tout comportement de :

  • Colère, agressivité, irascibilité,
  • Hypersomnie, insomnie,
  • Prise ou perte de poids importante,
  • Augmentation des consommations d’alcool ou de stupéfiants…

Les hommes sont plus difficiles à diagnostiquer car ils vivent la dépression comme une maladie honteuse, essentiellement féminine, et cachent leurs ressentis pour préserver leur virilité.

Une dépression peut apparaitre suite à un deuil, une séparation, un échec professionnel mais aussi sans aucune raison apparente. Elle a des causes principalement inconscientes reliées à l’enfance, à l’ensemble du vécu de la personne.

Le risque encouru est important et une prise en charge thérapeutique par un professionnel est indispensable.

La prise de médicaments (antidépresseurs) est parfois nécessaire, au moins durant quelques mois, mais elle n’est pas suffisante et doit s’accompagner d’un soutien psychothérapeutique.